Exploiter
Exploiter ta musique
Ta musique est prête ? Place à l'action. Les pistes pour la faire vivre en restant indépendant, à qui t'adresser, quoi envoyer, comment relancer, et un outil pour suivre tout ça.
01Les outils
Gratuits, sans inscription, et ils fonctionnent dans ton navigateur : rien de ce que tu saisis n'est envoyé sur nos serveurs.
Suivi de démarchage
Qui tu as contacté, pour quel titre, quand relancer, ce qui a abouti. Avec export CSV.
Ouvrir le suivi → GratuitSync Hustle
Entraîne-toi sur 12 scénarios inspirés de situations réelles de synchro.
Tester le simulateur → DisponibleTableau de métadonnées
Vérifie qu'un titre est prêt avant de le proposer : codes, crédits, droits, versions.
Ouvrir le tableau →02Les façons de faire vivre un morceau
Le principe : garder la main sur ton master. Soit tu produis toi-même, soit tu coproduis en gardant au moins la moitié du master, ou un pourcentage négocié et écrit. Tu restes ainsi propriétaire, et tu as ton mot à dire sur chaque licence. En coproduction, précise aussi par écrit qui peut accorder une licence et comment se partagent les revenus.
La synchro en direct
Tu proposes tes morceaux à des superviseurs musicaux, des productions, des agences ou des marques. Si un titre est retenu, tu accordes une licence : tu restes propriétaire.
À vérifier : usage, médias, territoire, durée, exclusivité, montant.
Les librairies musicales
Elles intègrent ton morceau à un catalogue proposé aux productions, et partagent avec toi les revenus des licences.
À vérifier : licence ou cession, exclusif ou non, durée, partage des revenus, possibilité de retirer le titre.
En restant indépendant : privilégie les contrats non exclusifs ou limités dans le temps, qui ne te font pas céder la propriété du master.
Les éditeurs et agences de synchro
Ils démarchent pour toi, contre une part des revenus et parfois des droits sur l'œuvre.
À vérifier : la part prise, la durée, les titres concernés, les droits confiés ou cédés.
En restant indépendant : limite l'accord à des titres précis et à une durée définie, plutôt qu'à tout ton catalogue.
Les placements auprès d'artistes
Ta production ou ta composition sur le projet d'un autre artiste.
À vérifier : qui détient le master final, ta part, tes crédits.
En restant indépendant : si tu produis, négocie ta part du master (au moins la moitié, ou un pourcentage écrit) ou une licence d'utilisation de ta production, et fixe ta part de l'œuvre avec une split sheet.
Les créateurs de contenu
Vidéos, podcasts, streams : des licences directes ou via des plateformes de licences.
À vérifier : usage commercial ou non, durée, et les systèmes d'identification automatique (comme Content ID) pour ne pas bloquer une vidéo licenciée.
03Avant de démarcher
Un titre se propose quand il peut être licencié sans délai. Vérifie au minimum :
- Les droits sont clairs, et les parts fixées par écrit avec une split sheet.
- La fiche du titre est complète dans le tableau de métadonnées : vise le « Prêt pour la synchro ».
- Les versions utiles existent : instrumentale, version courte, stems si possible.
- Tu as un lien d'écoute privé et des fichiers bien nommés, prêts à partir.
04Choisir à qui t'adresser
- Cible plutôt que d'envoyer à tout le monde. Cherche des projets dont l'univers correspond à ta musique : genre, ambiance, type de programmes.
- Trouve les bons contacts. Les crédits de génériques, les sites des librairies et des agences, les annonces de projets, les rencontres professionnelles.
- Respecte les consignes d'envoi. Beaucoup de structures ont un formulaire ou une adresse dédiée. Un envoi hors consignes a peu de chances d'être écouté.
- Commence petit. Dix contacts bien choisis valent mieux que cent envois au hasard.
05Le premier message
Court, précis, facile à écouter. Un seul message par contact, avec 1 à 3 titres au maximum, et un lien d'écoute plutôt que des pièces jointes.
Objet : [Titre] — [ambiance en 3 mots] pour [type de projet] Bonjour [Prénom], Je suis [Nom], [producteur / compositeur] indépendant. J'ai découvert votre travail sur [projet précis] et je pense que [Titre] pourrait vous intéresser : [une phrase sur l'ambiance, le tempo, l'énergie]. Écoute : [lien privé] Les droits sont clairs : [je détiens l'œuvre et le master / les coauteurs et coproducteurs sont identifiés et d'accord]. Instrumentale [et stems] disponibles. Merci pour votre temps, [Nom] — [email] — [téléphone]
Adapte toujours la deuxième phrase : un message qui montre que tu connais le travail de la personne a beaucoup plus de chances d'être écouté.
06Relancer sans insister
Sans réponse au bout de deux à trois semaines, une relance courte suffit. Après ça, passe à autre chose : un silence n'est pas un refus définitif, et tu pourras revenir plus tard avec un autre titre.
Bonjour [Prénom], Je me permets de revenir vers vous au sujet de [Titre], envoyé le [date]. Le lien d'écoute est toujours actif : [lien]. Belle journée, [Nom]
Note chaque envoi et chaque relance dans le suivi de démarchage : tu sauras toujours où tu en es.
07Négocier et signer
- Lis toutes les conditions : usage, médias, territoire, durée, exclusivité, montant. La page Comprendre la synchro détaille ce que fixe une licence.
- Une licence plutôt qu'une cession : tu autorises un usage, tu ne vends pas ton master.
- Méfie-toi des exclusivités larges ou longues, surtout si elles portent sur plusieurs titres.
- Préviens tes coauteurs et coproducteurs avant de t'engager : leur accord peut être nécessaire.
- Fais-toi accompagner par un professionnel du droit de la musique dès que l'enjeu est important.
08Les erreurs à éviter
- Envoyer le même message à des dizaines de contacts en copie.
- Joindre des fichiers lourds au lieu d'un lien d'écoute.
- Proposer un titre avec un sample non autorisé ou un coauteur pas d'accord.
- Relancer trop souvent, ou mal réagir à un refus.
- Payer un service qui promet des placements garantis : personne ne peut garantir une synchro.
- Accepter une offre sans l'avoir lue en entier, parce qu'on a peur de la laisser passer.
À savoir : DONSYNC ne propose pas de dépôt de morceaux, de placement ni de mise en relation avec des superviseurs musicaux. Ici, tu apprends à t'organiser et à passer à l'action par toi-même.